Négociation de l’accord ministériel sur le télétravail du 20 janvier 2022 : Nos revendications !

Le 20 janvier s’est tenu la 1ère réunion de négociation de l’accord ministériel sur le télétravail, l’occasion pour l’alliance CFDT/CFTC de porter ses principales revendications.

L’ouverture de la négociation ministérielle sur le télétravail a eu lieu autour des thématiques relevant du groupe 1 mentionné à l’article 5 de l’accord de méthode.

Les thématiques étaient donc :

– définitions du télétravail, conditions d’accès et de réversibilité dont fonctions et applications télétravaillables ;

– prise en compte des agents en situation de handicap ou d’autres situations particulières (dont femmes enceintes et proches aidants) ;

– droit à la déconnexion ;

– demandes de télétravail et voies de recours ;

– formation et accompagnement professionnel des télétravailleurs et de l’ensemble du collectif de travail, dont les cadres de proximité.

Nous avons apporté plusieurs demandes de corrections, modifications de rédactions, rajout de précisions…mais ce groupe de travail a surtout été l’occasion de présenter nos revendications sur les thématiques ajoutées à notre demande dans la négociation : le droit à la déconnexion et l’accompagnement des collectifs de travail.

1. Le droit à la déconnexion 

Le projet soumis à la négociation ne comprenait que le rappel du nécessaire droit à la déconnexion et sa définition. Nous avons demandé à intégrer des grands principes ministériels afin d’en assurer une meilleure effectivité :

  • Les temps de repos minimum à respecter doivent être indiqués (durée minimum de 45min pour une pause repas, 10min de pause toutes les 2h, amplitude horaire maximum obligatoire dans les conventions à respecter impérativement) ;
  • Il ne faut ni pénaliser, ni valoriser la « sur-connexion ». Tout comme le présentéisme d’ailleurs. Et il faut l’indiquer clairement dans le texte de l’accord ;
  • Il n’y a pas de droit à la déconnexion sans prise de mesures relatives à l’organisation du travail et à la charge de travail qui sont les principaux facteurs d’hyper connexion demandée par le fonctionnement inapproprié du service ;
  • Il faut rappeler le devoir de déconnexion pour respecter le droit de ses collègues et/ou agents : veiller à les solliciter convenablement ;
  • L’exemple doit venir de toute la chaîne hiérarchique qui doit être formée aux risques de l’hyper connexion. Des campagnes de sensibilisation et de prévention doivent être prévues;
  • Il faut former aux usages et risques du numérique ainsi qu’aux outils utilisés (parfois chronophage de comprendre le fonctionnement) ;
  • Il faut prévoir des modalités de régulation automatique des outils numériques : fermeture d’applications, « pop up automatiques » lorsque l’on envoie des mails en dehors des horaires demandant si ce mail est nécessaire ,
  • Chaque agent doit être reçu en entretien régulièrement pour lui rappeler ces règles et ajuster si besoin en fonction de sa charge de travail ,
  • On pourrait prévoir un système de « procédure d’alerte » pour chaque agent en télétravail qui estime que sa charge de travail, les outils ou autre lui posent problème.

2. L’accompagnement des collectifs de travail 

Le projet d’accord ne prévoyait rien sur les collectifs de travail en tant que tel, seuls les télétravailleurs et encadrants bénéficiait de formation. Or c’est bien l’ensemble du service qui est concerné lorsque l’organisation du travail évolue.

Il faut donc intégrer l’évaluation de la charge totale d’un service, vérifier la répartition préalable des tâches, faire des entretiens personnalisés sur la charge de travail puis passer en réunion collective pour bien définir le cadre du déploiement du télétravail.

Le secrétariat général va désormais travailler à une version consolidée de cette première partie de l’accord et nous l’enverra ensuite. Nous continuerons en parallèle la négociation par une seconde réunion le 10/02 sur un autre ensemble de thématiques. Pour rappel la négociation doit continuer jusqu’à la fin du mois de Mars.

Actualités 4ème trimestre 2021 : rattrapage

Bonjour,

Avec la charge de travail qui augmente, il n’est pas toujours simple de suivre toute l’actualité au jour le jour. C’est pourquoi on vous propose un résumé de  l’actualité qu’il ne fallait pas louper au 4ème trimestre 2021. Si un sujet vous intéresse tout particulièrement, vous trouverez la publication complète sur notre site https://www.cftc-finances.org/.

Rattrapages Actualités FD 4ème T 2021

Point ministériel COVID du 14 janvier 2022

Pour cette réunion hebdomadaire, la Secrétaire Générale du Ministère nous a informé qu’il y avait peu d’évolutions dans le dispositif déjà mis en place pour faire face à la crise. Par ailleurs, elle a confirmé qu’il y avait une explosion du nombre de cas dans notre ministère. C’est ainsi que pour la première semaine de janvier, plus de 2500 agents ont été testés positifs à la COVID.

Sur le télétravail : 54 % des agents du ministère sont en télétravail avec une large part d’agents à trois jours. Par ailleurs, les taux de télétravailleurs dans les DOM sont très inférieurs à ceux de la métropole.

Pour notre fédération, le télétravail doit encore progresser dans notre ministère : il existe encore trop de frein de la part des responsables de service. A noter que ce taux relativement bas peut s’expliquer également par la réticence de certains agents qui ne souhaitent pas ou plus être placés en télétravail.

Masque FFP2 : Notre fédération a de nouveau demandé la mise à disposition, de ce type de masque pour les agents au contact du public. Le ministère nous a indiqué qu’il est toujours en attente d’un avis du Haut Conseil de la Santé Publique. Par ailleurs, il nous a été rappelé que les agents devaient respecter les gestes barrières et que la plupart des contaminations avaient lieu dans le cadre familial et lors des repas et autre pause café.

Ecole : Notre fédération a de nouveau mis en avant les contradictions de certaines directions telle que la DGFIP qui maintiennent coûte que coûte la scolarité en présentiel alors que la situation sanitaire se dégrade très fortement. Pour notre fédération, et alors que le gouvernement impose le télétravail, les directions et en particulier la DGFIP doivent assurer les formations et autres stages en distanciel.

DOM : La propagation est affolante avec plus de 500 % de contamination par rapport à la dernière semaine de décembre et un nombre de télétravailleurs très inférieur à la métropole. Ces chiffres reflètent la situation très préoccupante dans les DOM.

Alors que la CFTC FINANCES attends des mesures fortes de la part du ministère face à cette nouvelle vague, ce dernier se contente du rappel des bonnes pratiques pour lutter contre l’épidémie : se laver les mains, distanciation sociale, port du masque,….