Déclaration CFTC auprès du ministre le 31 juillet 2007

Au nom de la fédération CFTC Finances, c’est avec une certaine impatience que nous souhaitions vous rencontrer ; en effet si nous ne sommes pas les plus représentatifs au sein de votre ministère, nous ne sommes pas non plus à négliger : nous sommes en effet élus par les personnels dans les ctp centraux et les cap nationales de deux des administrations dont vous êtes le patron.

De plus, en ces temps de réformes et de restructurations, il est bon d’offrir aux syndicats réformistes, ce que nous sommes, la possibilité de donner leur point de vue, et d’écouter leurs analyses.
Nous aussi, comme d’autres centrales syndicales avons une capacité d’expertise, mais peut-être et ce qui nous distingue, avons-nous comme préoccupation première, le devenir des agents qui composent et font vivre le ministère du Budget dont vous avez la charge.

En effet, si les choix politiques que vous devez mettre en œuvre vous incombent, et rassurez-vous, nous n’avons pas de programme alternatif, en revanche les réformes que vous allez mettre en œuvre nous concernent : elles conditionnent la vie au travail de nos collègues, et nous avons reçu pour mandat de veiller à ce que les métiers qu’ils exercent, leurs conditions de travail et leur devenir professionnel s’en trouve toujours amélioré et en tous cas jamais détériorés.

La CFTC sera un partenaire de discussion et surtout de négociation, sur tous les sujets qui seront inscrits dans le dialogue social.
Nous avons comme d’autres déplorés trop souvent à Bercy, ancienne formule, des relations sociales particulièrement dégradées, et les conflits récents à la DGI et à la Douane en sont un exemple criant et qui aurait pu être évités.
Cela ne convient pas aux syndicalistes que nous sommes ; nous espérons donc que le renouveau qui paraît être la marque de fabrique des feuilles de route ministérielles, sera une réalité dans le secteur dont vous avez la charge.

Nous avons entendu du sommet de l’Etat, que certaines réformes, je pense à la fusion, appelons là ainsi de la DGI et de la DGCP sont prioritaires ; la réforme des opérations commerciales à la Douane n’apporte pas encore l’apaisement nécessaire aux agents de cette administration et la question « surveillance » mérite aussi d’être soumise à la réflexion ; le devenir des personnels de l’administration centrale qui doivent servir les deux ministères financiers n’est pas clair non plus, et l’arrivée de certains secteurs d’anciens périmètres ministériels nous posent questions, notamment sur l’organisation du dialogue social à la Centrale.

C’est de tout cela que nous souhaitons pouvoir parler le plus librement possible et sans tabous.
Nous ne serons peut-être pas toujours d’accord ou toujours en désaccord, mais nous ferons à la CFTC, ce qui est notre devoir pour aboutir au minimum à des compromis, à défaut de consensus.

Pour conclure, si nous n’attendons pas de cette prise de contact des réponses précises sur tel ou tel sujet, nous vous disons ici, ce que nous avons déjà dit à vos directeurs généraux et à vos conseillers : associez mieux vos fonctionnaires aux réformes, car à trop les laisser dans l’expectative, vous risqueriez de laisser libre cours à toutes les rumeurs, aussi non fondées soit-elles.

A cet égard, la rubrique d’information prévue au sein de l’intranet sur la réforme DGI/DGCP est un pas positif.

Au nom de la délégation que je conduis, je vous remercie.

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