Frais de repas : enfin la prise en charge.

Depuis le début de la crise sanitaire liée au COVID-19, la fédération CFTC FINANCES réclamait la prise en charge des repas pour les agents assurant la continuité du fonctionnement des  services publics.

 Devant  notre insistance, le Premier ministre a publié le 7 avril 2020 le décret n° 2020-404 qui adapte les modalités de prise en charge des frais de repas des agents publics assurant la continuité du fonctionnement des services publics pendant les périodes d’état d’urgence sanitaire, en l’absence de restauration collective.

Pour pouvoir en bénéficier, les agents doivent respecter deux conditions :

– L’agent doit être présent physiquement sur son lieu de travail pendant tout ou partie de l’état d’urgence sanitaire et avoir été désigné dans le cadre du plan de continuité d’activité ;

– L’agent est dans l’impossibilité d’avoir recours à la restauration administrative pendant son temps de service.

Le montant de cette prise en charge se fait sur la base de 17,50 euros pour la métropole et de 21 euros pour la Nouvelle-Calédonie, la Polynésie et Wallis et Futuna.

Enfin, les dispositions de ce décret sont applicables aux frais engagés à compter de l’entrée en vigueur de la période de limitation des déplacements soit à partir du 17 mars 2020.

Pour la  fédération CFTC FINANCES, cette mesure indispensable est un début de reconnaissance pour tous les agents présents sur leur lieu de travail dans le cadre du PCA.

décret du 7 avril 2020

Réunion sur le coronavirus du 3 mars : la phase 2 est atteinte

Comme elle s’y était engagée, la Secrétaire Générale a réuni mardi soir les Fédérations du MEF pour faire un point après le passage de l’épidémie au stade 2.

Un point sur les agents du MEF a été fait, ainsi qu’un rappel des recommandations sanitaires et de la définition des différentes phases épidémiques.

Depuis samedi 29 février l’épidémie est passée au stade 2 sauf pour la Corse, la Guyane, la Martinique, La Réunion et Mayotte qui restent en stade 1.

La phase 1 consistait à freiner l’introduction du virus sur le territoire

La phase 2 consiste elle à freiner la propagation du virus sur le territoire

Aussi les consignes sur les quatorzaines sont-elles modifiées, supprimant l’obligation de confinement pour les personnes ayant séjourné dans une zone à risque pour l’appliquer aux personnes « contacts » et malades.

Concernant le Ministère, aucun agent n’a, à ce jour, été identifié comme porteur du virus, et 198 agents sont confinés chez eux.

Afin d’assurer une continuité économique, aucun service n’est fermé. Pour les départements ou plusieurs cas de contamination ont été recensés (clusters), des mesures ont été prises afin d’assurer une distance d’1,5 mètre entre le public et les agents donnant la vision d’accueils séparés par des paravents, tables ou plantes.

Le télétravail reste à privilégier dans la mesure où c’est possible.

La CFTC FINANCES a fait remonter les demandes des agents travaillant dans les zones clusters, a savoir le besoin d’avoir du gel Hydroalcoolique ou à défaut des gants, les agents s’inquiétant des contacts avec les différents papiers échangés avec le public.

Sur ces sujets, le médecin de prévention a indiqué que les gants n’auraient pas plus d’utilité que le lavage fréquent des mains, voire même seraient contre-indiqués. Elle a par ailleurs expliqué qu’aucune contamination par le papier, les cartes d’identité n’était possible. Seule la contamination par gouttelettes sur des plans de travail était possible, le virus ayant une durée de vie de trois heures sur ce support.

Concernant les personnes fragiles (femmes enceintes, malades…), elles doivent se rapprocher du médecin de prévention qui autorisera le télétravail. Dans tous les cas ces personnes seront retirées des accueils.

La question des gardes d’enfants dans les départements identifiés « clusters » a été posée (les écoles étant fermées par arrêté préfectoral) : les situations seront vues au cas par cas, le télétravail privilégié, mais il n’est pas écarté que les parents posent des congés.

Enfin, le problème de l’application du jour de carence a été discuté, compte tenu de l’incohérence des consignes : les personnes confinées sont en autorisation d’absence alors que les personnes diagnostiquées porteuses du virus seront mises en congé maladie avec application du jour de carence.

La CFTC FINANCES s’élève contre cette mesure absurde qui conduira les agents a ne pas se faire mettre en arrêt maladie pour éviter cette pénalité alors que le virus se propage rapidement. La CFTC FINANCES demande la suppression de ce jour de carence compte tenu des circonstances.

Enfin, des CHSCT vont se tenir dans tous les départements pour que l’ensemble des personnels aient le même niveau d’information. De la même façon, un CHSCTM va également avoir lieu.

A l’heure ou l’on parle de la fusion des CHSCT avec les CT, on se rend bien compte de l’importance de ces instances…..

fiche_mesures_coronavirus_DGAFP

 

 

Audience avec le Ministre Gerald DARMANIN du 3 septembre

La CFDT et la CFTC Finances ont été reçues en audience mardi 3 septembre auprès du ministre de l’Action et des Comptes publics et du Secrétaire d’État à la Fonction publique en présence de la Secrétaire générale des ministères par intérim, du Directeur Général des Finances publiques, de la Directrice générale des Douanes et de deux conseillers.

D’une durée d’une heure, cette audience n’a pas permis d’aborder tous les sujets. Trois sujets se sont dégagés ….

Bonne lecture

Suppressions d’emploi : le Ministère de l’action et des comptes publics plus gros contributeur

Bonjour,

La CFTC et la CFDT ont été reçus hier mardi 3 septembre par les Ministres DARMANIN et DUSSOPT.

Sans surprise, le ministre de l’Action et des Comptes publics a annoncé 5 775 suppressions d’emplois pour la période 2020-2022 pour le MACP, qui se décompose ainsi :

  • 2020 : -1653
  • 2021 : -2161
  • 2022 : -1961

Comme d’habitude, la majorité des suppressions d’emplois sera supportée par la DGFiP.

En revanche, les douanes seront plus épargnés puisqu’il reste à recruter 100 agents  pour faire face au Brexit.

L’alliance a fait part aux Ministres que cette annonce n’allait pas rassurer les collègues, déjà inquiets sur leur avenir, et que le 16 septembre serait l’occasion pour eux de le mesurer .